Refaire l’électricité d’un logement coûte entre 80 € et plus de 200 € HT le m², selon l’ampleur des travaux et le mode de pose choisi. Cette fourchette large s’explique par un facteur que la plupart des devis rapides oublient d’inclure : la remise en état des murs après le passage des câbles.
Voici l’essentiel avant d’entrer dans le détail.
| Type de logement | Sans chauffage électrique (HT/m²) | Avec chauffage électrique intégré (HT/m²) |
|---|---|---|
| 50 m² (appartement) | 90 – 130 € | 140 – 190 € |
| 80 à 100 m² (maison) | 80 – 120 € | 130 – 180 € |
| 120 à 150 m² (grande maison) | 75 – 110 € | 120 – 170 € |
Ces montants couvrent la fourniture et la pose par un électricien professionnel. Ils n’incluent pas systématiquement le rebouchage des murs ni la peinture, un point que nous détaillons plus bas car il change souvent la facture finale.
Le prix au m² dépend avant tout du niveau d’intervention : une simple mise en sécurité coûte deux à trois fois moins cher qu’une rénovation complète avec dépose totale de l’ancien réseau.
| Niveau d’intervention | Prix moyen HT/m² | Ce que ça comprend |
|---|---|---|
| Mise en sécurité minimale | 25 – 40 € | Différentiel 30 mA, mise à la terre, remplacement des éléments dangereux |
| Rénovation partielle | 50 – 90 € | Tableau neuf, circuits d’une ou deux pièces ciblées (cuisine, salle de bain) |
| Rénovation complète | 80 – 200 € | Dépose totale, nouveau réseau, GTL, prises RJ45, tableau aux normes actuelles |
La mise en sécurité corrige uniquement les dangers immédiats : absence de terre, fils dénudés, tableau vétuste. Elle ne rend pas l’installation conforme à la norme NF C 15-100 dans son ensemble, mais elle supprime les risques d’électrocution ou d’incendie.
La rénovation partielle cible une zone précise, souvent la cuisine ou la salle de bain lors d’un réaménagement. Le reste de l’installation ancienne continue de fonctionner en parallèle.
La rénovation complète, elle, dépose l’intégralité de l’ancien réseau. C’est la seule option qui garantit une conformité totale et l’obtention d’un nouveau certificat Consuel.

Un devis d’électricien varie selon quatre critères principaux : le mode de pose, l’intégration ou non du chauffage, la configuration du logement et les travaux de finition qui suivent.
La pose encastrée consiste à creuser des saignées dans les murs pour y noyer les câbles. Elle offre un rendu invisible mais nécessite ensuite un rebouchage complet et une remise en peinture.
La pose apparente, sous goulottes ou moulures, coûte 15 à 25 % moins cher à l’exécution car elle évite la casse. Elle convient bien aux budgets serrés ou aux locations, mais reste moins discrète visuellement.
Remplacer des convecteurs anciens par des radiateurs à inertie pilotables ajoute un circuit dédié par pièce, un fil pilote et souvent un délesteur. Comptez 50 à 70 € de plus par m² pour cette intégration, matériel compris.
Un logement avec combles perdus ou vide sanitaire accessible permet de faire passer les câbles sans ouvrir les murs, ce qui réduit fortement le coût de main-d’œuvre. À l’inverse, une maison de plain-pied sur dalle sans faux plafond impose systématiquement des saignées, donc plus de finitions à prévoir ensuite.
C’est le poste le plus souvent oublié dans les comparatifs de prix. Une rénovation électrique en pose encastrée génère en moyenne 15 à 25 mètres linéaires de saignées par pièce rénovée. Chaque mètre linéaire nécessite un rebouchage à l’enduit, un ponçage, puis une couche d’impression avant peinture.
Sur une maison de 100 m², ce poste de finition représente à lui seul 2 000 à 4 000 € supplémentaires, non compris dans le devis de l’électricien. Demandez systématiquement si votre devis inclut le rebouchage ou seulement la pose des câbles : c’est la question qui évite les mauvaises surprises. Si un pan de mur entier doit être repris, le prix de pose d’un placo isolant donne une base de comparaison utile avant de valider ce poste avec votre artisan. Une fois les murs remis en état, il faudra aussi budgétiser le prix de la peinture intérieure au m² pour la remise en peinture finale.
Pour une rénovation complète sans chauffage électrique, comptez entre 4 500 € et 6 500 € HT pour l’électricien seul. Ajoutez 1 000 à 1 800 € si les murs nécessitent un rebouchage complet après saignées. Budget total réaliste : 5 500 à 8 300 € TTC.
La fourchette électricien se situe entre 7 000 € et 12 000 € HT selon l’accessibilité (combles, vide sanitaire). Les finitions ajoutent généralement 2 000 à 4 000 €. Avec l’intégration d’un chauffage électrique neuf, le budget global grimpe entre 12 000 € et 18 000 € TTC.
Sur cette surface, le tarif au m² baisse légèrement grâce aux économies d’échelle, mais le montant total reste élevé : 10 000 à 16 500 € HT pour l’électricité seule, et jusqu’à 24 000 € TTC en intégrant chauffage et finitions complètes. Si ce type de rénovation s’inscrit dans un projet plus large touchant aussi les extérieurs, le prix moyen au m² pour une allée ou une cour permet d’anticiper l’enveloppe globale du chantier.
La norme NF C 15-100 fixe les règles de sécurité et d’équipement minimal pour toute installation électrique neuve ou rénovée en France. Depuis l’Amendement 5, elle impose notamment un espace de communication (GTL) et des prises RJ45 dans les pièces principales.
Chaque tableau doit comporter au minimum un interrupteur différentiel de type A pour les circuits spécialisés (plaques de cuisson, lave-linge) et de type AC pour le reste, calibrés à 30 mA. C’est ce dispositif qui coupe le courant en cas de défaut d’isolement, avant tout risque d’électrocution.
La résistance de la prise de terre doit être inférieure à 100 Ω. Un piquet de terre mal dimensionné ou corrodé est l’une des non-conformités les plus fréquentes relevées lors des contrôles Consuel.
Le certificat Consuel jaune, obligatoire pour toute installation neuve ou entièrement rénovée avant la remise en service du compteur, coûte 144,67 € TTC en format électronique en 2026. Sans ce document, le fournisseur d’électricité ne peut pas activer l’alimentation du logement.
Point souvent ignoré par les concurrents : si votre projet inclut des panneaux solaires, une attestation Consuel bleue ou violette supplémentaire est requise, portant le coût cumulé entre 345 € et 375 € TTC.

Pour un logement de plus de deux ans, la TVA à 10 % s’applique automatiquement à la majorité des travaux de rénovation électrique classique. Le taux de 5,5 % reste réservé aux travaux qui améliorent directement la performance énergétique, par exemple l’intégration d’un chauffage électrique performant réalisée par un artisan certifié. Sur ce point précis, la rénovation électrique seule n’est en général pas éligible au 5,5 % : c’est le geste énergétique associé (chauffage, ventilation) qui ouvre ce taux, pas le câblage en lui-même.
MaPrimeRénov’ ne finance pas la rénovation électrique en tant que telle. Elle intervient uniquement lorsque les travaux électriques accompagnent un geste de rénovation énergétique éligible : remplacement d’un chauffage par une solution plus performante, ou rénovation d’ampleur incluant plusieurs postes. Si votre projet combine électricité et isolation, le prix de l’isolation thermique au m² aide à évaluer si le cumul des travaux atteint le seuil d’éligibilité à l’aide.
Contrairement à MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie sont financés par les fournisseurs d’énergie et restent accessibles sans condition de revenus. Ils peuvent couvrir une partie du surcoût lié à l’installation d’un chauffage électrique pilotable, à condition que les travaux soient réalisés par un professionnel RGE. Pour vérifier cette éligibilité en amont, il est utile de savoir comment trouver un artisan RGE certifié avant de signer le devis.
Un devis sérieux détaille toujours quatre éléments séparément : le matériel (tableau, câbles, appareillage), la main-d’œuvre, les finitions éventuelles, et les démarches administratives (Consuel). Un devis qui regroupe tout en une seule ligne mérite une question de clarification avant signature.
Demandez systématiquement la marque de l’appareillage proposé (Legrand, Schneider Electric ou Hager) : l’écart de prix entre gammes d’entrée et gammes premium peut représenter 10 à 15 % du budget matériel. Vérifiez aussi que le devis mentionne explicitement le rebouchage des saignées, sans quoi ce poste vous reviendra en supplément après coup.
Enfin, ne vous arrêtez jamais à un seul devis. Avant de signer, prenez le temps de comparer plusieurs devis de travaux pour repérer les écarts anormaux et négocier en connaissance de cause. Si votre projet électrique s’inscrit dans une rénovation plus large touchant aussi les menuiseries, gardez en tête que le prix d’une fenêtre double vitrage peut influencer l’ordre dans lequel planifier les postes de travaux et les aides mobilisables.
Combien coûte la rénovation électrique d’une maison ancienne ?
Comptez entre 80 € et 150 € HT du m² pour une rénovation complète, hors finitions. Pour une maison de 100 m², le budget électricien seul se situe généralement entre 8 000 € et 15 000 € HT.
Quel est le tarif horaire moyen d’un électricien en France ?
Le tarif horaire moyen d’un électricien se situe entre 40 € et 60 € HT, hors déplacement et hors matériel. Ce tarif varie selon la région et la qualification de l’artisan.
Est-il obligatoire d’obtenir le certificat Consuel après une rénovation ?
Oui, dès que l’installation est intégralement rénovée ou que le tableau électrique est remplacé dans son ensemble. Sans ce certificat, le fournisseur d’électricité refuse la mise en service du compteur.
Quelle est la différence entre mise en sécurité et mise aux normes électriques ?
La mise en sécurité corrige uniquement les dangers immédiats sans rendre l’installation entièrement conforme. La mise aux normes, elle, garantit une conformité complète à la NF C 15-100 et permet d’obtenir un nouveau Consuel.
La rénovation électrique est-elle éligible à MaPrimeRénov’ ?
Pas seule. Elle devient éligible uniquement lorsqu’elle accompagne un geste de rénovation énergétique reconnu, comme le remplacement du système de chauffage.