En 2026, isoler ses murs par l’extérieur coûte entre 120 € et 270 €/m², pose et finitions comprises. Compter 40 € à 90 €/m² pour une isolation par l’intérieur. Les combles perdus se soufflent à partir de 15 €/m², les combles aménagés démarrent autour de 40 €/m². Ces montants n’incluent aucune aide.
La donnée qui change vraiment cette année : l’isolation des murs a quitté le parcours « par geste » de MaPrimeRénov’ depuis le 1er janvier 2026, et une nouvelle vague d’exclusions (combles, toiture, fenêtres) est annoncée pour septembre. Ce guide détaille les prix par zone, les matériaux, et surtout le reste à charge réel une fois les aides déduites.
| Zone à isoler | Technique | Prix au m² (fourniture + pose) |
|---|---|---|
| Murs (extérieur) | ITE sous enduit | 120 € – 240 € |
| Murs (extérieur) | ITE sous bardage | 150 € – 270 € |
| Murs (intérieur) | ITI doublage/ossature | 40 € – 90 € |
| Combles perdus | Soufflage en vrac | 15 € – 45 € |
| Combles aménagés | Sous rampants | 40 € – 85 € |
| Toiture | Sarking (ITE toiture) | 150 € – 250 € |
| Sol / plancher bas | Sous-face ou dalle isolante | 20 € – 60 € |
Ces fourchettes varient selon l’accessibilité du chantier, l’épaisseur d’isolant requise et la région. Un devis chiffré reste indispensable avant tout engagement.
Les murs représentent 20 à 25 % des déperditions de chaleur d’une maison ancienne, juste derrière la toiture. Deux techniques s’affrontent, avec un écart de prix et de performance notable.
L’ITE consiste à envelopper la façade d’un isolant recouvert d’un enduit ou d’un bardage. Elle supprime la quasi-totalité des ponts thermiques, contrairement à l’ITI, et ne réduit pas la surface habitable intérieure.
Pour une maison de 100 m² de façade, comptez entre 12 000 € et 27 000 € avant aides. La résistance thermique minimale exigée pour prétendre à une aide est R ≥ 3,7 m².K/W.

L’ITI consiste à doubler les murs intérieurs avec un isolant sous ossature métallique ou collé, puis à fermer avec une plaque de plâtre. Elle coûte moins cher que l’ITE, mais réduit la surface habitable de quelques centimètres par mur et laisse subsister des ponts thermiques aux jonctions plancher-mur.
Budget moyen : 40 € à 90 €/m², selon l’isolant choisi (laine minérale, polystyrène, ou biosourcé) et la complexité du support. C’est la solution la plus adaptée quand la façade ne peut pas être modifiée, par exemple en copropriété ou en secteur protégé par les Architectes des Bâtiments de France.
Pour évaluer si un garage inoccupé mérite d’être transformé en pièce de vie, l’ITI est souvent la technique retenue, faute d’espace pour une isolation extérieure.
Le toit représente le premier poste de déperdition de chaleur d’une maison mal isolée, jusqu’à 30 %. C’est aussi le chantier le plus rentable, avec un retour sur investissement rapide.
Quand les combles ne sont pas habitables, le soufflage d’un isolant en vrac (laine de verre, laine de roche, ouate de cellulose) sur le plancher reste la méthode la plus rapide et la moins chère : 15 € à 45 €/m², pose comprise. Un chantier de 80 à 100 m² se boucle en une demi-journée. La résistance thermique visée est R ≥ 7 m².K/W.
Pour des combles habités, l’isolation se pose sous les rampants de toiture, entre chevrons et sous chevrons pour limiter les ponts thermiques : 40 € à 85 €/m². Le sarking, qui isole la toiture par l’extérieur en conservant le volume intérieur et la charpente apparente, coûte plus cher (150 € à 250 €/m²) mais s’impose lors d’une réfection complète de couverture.
Avant de lancer ce type de chantier, il est utile de comparer le budget d’aménagement de combles avec celui d’une rénovation de toiture complète, car les deux postes se recoupent souvent sur un même chantier.
Le choix du matériau influence directement le prix final, à performance égale.
Ce sont les isolants les plus utilisés en France, grâce à leur rapport qualité-prix. La laine de verre soufflée démarre à 15 €/m² fourni-posé pour les combles perdus ; la laine de roche, un peu plus performante en acoustique et en résistance au feu, se situe entre 20 € et 45 €/m².
Le polystyrène expansé (PSE) offre une bonne résistance thermique pour un budget contenu : 150 € à 180 €/m² en ITE. Le polyuréthane, plus performant à épaisseur égale, coûte davantage mais permet de gagner de la place, un avantage réel en rénovation où l’épaisseur disponible est limitée.
Poussés par la RE2020 et la demande de matériaux à faible impact environnemental, la fibre de bois et la ouate de cellulose progressent fortement. La ouate de cellulose coûte 25 € à 55 €/m² en soufflage, jusqu’à 90 €/m² en panneaux semi-rigides. La fibre de bois, plus chère, se distingue par un déphasage thermique supérieur : elle retarde davantage l’entrée de la chaleur en été, un critère de plus en plus recherché face aux épisodes de canicule.
Important — Réforme 2026 : depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs (ITE et ITI) ainsi que les chaudières biomasse sont sorties du parcours « par geste » de MaPrimeRénov’. Une nouvelle réforme, annoncée le 28 juin 2026, doit exclure à son tour l’isolation des combles et de la toiture, le remplacement des fenêtres, la VMC et certains équipements de chauffage à partir du 1er septembre 2026. Le décret correspondant, présenté le 2 juillet 2026, n’a pas encore été publié au Journal officiel : la date d’entrée en vigueur définitive reste donc à confirmer.
Le guichet MaPrimeRénov’, fermé du 1er janvier au 23 février 2026, a rouvert pour l’ensemble des ménages et des parcours. Mais les règles ont changé : isoler ses murs seuls, sans autre geste de travaux, n’ouvre plus droit à l’aide. Seule une rénovation combinant plusieurs postes reste éligible.
À partir de septembre 2026 (sous réserve de publication du décret), le mouvement s’étend aux combles, à la toiture, aux fenêtres, à la ventilation et à plusieurs équipements de chauffage d’appoint. Ne resteraient éligibles au parcours par geste que la pompe à chaleur air/eau ou géothermique, le raccordement à un réseau de chaleur, et la dépose d’une cuve à fioul.
Pour comprendre l’impact de ces changements sur votre projet, il est utile de vérifier au préalable comment fonctionne le DPE de votre logement, puisque le classement énergétique conditionne désormais l’accès à la plupart des aides.
Concrètement, isoler ses murs en 2026 suppose presque toujours de passer par le Parcours Accompagné : un projet de rénovation globale associant au moins deux gestes de travaux, avec un gain d’au moins deux classes de DPE. L’accompagnement d’un « Mon Accompagnateur Rénov' » (MAR) est obligatoire, et un audit énergétique préalable est requis.
En contrepartie, la prise en charge peut atteindre 80 % du montant des travaux pour les ménages aux revenus très modestes, avec des plafonds de dépenses pouvant aller jusqu’à 30 000 € à 40 000 € selon le gain énergétique visé. Ce parcours coûte plus cher à monter, mais il finance des postes — comme les murs — devenus inaccessibles en geste isolé.
Les primes CEE, versées par les fournisseurs d’énergie, restent accessibles sans condition de revenus, y compris pour un chantier réalisé seul. Elles se cumulent avec MaPrimeRénov’ et permettent souvent de ramener le reste à charge d’une isolation de combles perdus proche de zéro pour les ménages les plus modestes. C’est un levier à ne jamais négliger, surtout depuis que les murs ont perdu l’accès direct à MaPrimeRénov’.
L’Éco-PTZ, prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, permet d’emprunter sans intérêt jusqu’à 15 000 € pour un seul type de travaux, jusqu’à 25 000 € à 30 000 € pour deux gestes, et jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale remboursable sur 20 ans. Il n’est soumis à aucune condition de ressources et se cumule avec MaPrimeRénov’ : c’est l’outil de référence pour financer le reste à charge après déduction des aides.
Sur l’ensemble des travaux d’isolation, la TVA est réduite à 5,5 % (au lieu de 20 %) pour les logements achevés depuis plus de deux ans, à condition de faire appel à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Prenons une maison de 100 m² au sol (environ 100 m² de murs extérieurs), classée E au DPE, occupée par un ménage aux revenus modestes, engageant une ITE sous enduit dans le cadre d’un Parcours Accompagné combinant isolation des murs et des combles.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Coût brut de l’ITE (100 m² × 180 €/m² en moyenne) | 18 000 € |
| Aide MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné (estimation, revenus modestes) | – 8 000 € |
| Prime CEE | – 1 500 € |
| Reste à charge avant financement | 8 500 € |
| Financement possible via Éco-PTZ à 0 % | jusqu’à 8 500 € sur 15 à 20 ans |
Le reste à charge réel dépend fortement du barème de revenus, du gain de classes DPE obtenu et de la région. Ce calcul reste indicatif : seul un devis d’un artisan RGE, couplé à une simulation sur le site officiel France Rénov’, donne un montant définitif.

Si votre bien est loué, sachez que les travaux d’isolation non couverts par les aides peuvent, sous conditions, être déduits de vos revenus fonciers déclarés en tant que bailleur.
Quel est le prix moyen d’une isolation thermique au m² en 2026 ?
Comptez 120 € à 270 €/m² pour une isolation extérieure des murs, 40 € à 90 €/m² pour une isolation intérieure, et à partir de 15 €/m² pour des combles perdus soufflés.
L’isolation des murs est-elle encore aidée par MaPrimeRénov’ en 2026 ?
Oui, mais plus en geste isolé depuis le 1er janvier 2026. Elle reste financée dans le cadre du Parcours Accompagné, une rénovation globale associant plusieurs travaux et un gain de DPE.
Quelles aides reste-t-il pour isoler ses combles seuls ?
En 2026, les combles restent éligibles au parcours par geste, mais une réforme annoncée pour septembre 2026 doit les en exclure également. Mieux vaut engager le dossier avant cette échéance si le décret est confirmé.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’, CEE et Éco-PTZ ?
Oui, ces trois aides sont cumulables. C’est ce cumul qui permet de ramener le reste à charge d’un chantier d’isolation à un niveau raisonnable, surtout pour les ménages aux revenus modestes.